Exposition du 14 au 25 janvier 2013, vernissage mardi 15 janvier à partir de 18h30.
Espace m
bâtiment Mussat, université de Rennes 2
- ouvert du lundi au vendredi-
ReliquesUne exposition de Charleyne Boyer et Amandine Momenceau
Dispositif F1 (C. Boyer)
«Ce dispositif a été réalisé à partir de l’observation des balanes, ces petits crustacés qui se fixent sur les rochers des côtes marines. En véritables parasites, ils se fixent aussi bien sur d’autres crustacés, sur le dos des baleines que sur la coque des bateaux. Ce qui m’a intéressée dans ces petits animaux c’est leur forme primaire, très simple qui, lorsqu’ils s’accumulent sur un même rocher, offre l'aspect d'une micro-chaîne de montagnes .
Pour cette installation j’ai voulu jouer avec cette analogie formelle, et laisser au spectateur le choix de voir des montagnes miniatures ou des balanes géantes, en fonction de ses repères personnels. Chaque balanes est unique, modelée dans de l'argile, et dont la forme vaguement triangulaire permet de les assembler les unes par rapport aux autres»
Les oiseaux d'Amérique du Nord (A. Momenceau)
«Ce projet est un hommage aux oiseaux disparus et menacés d'Amérique du Nord et à Jean Jacques Audubon. Mes images d'oiseaux sont directement inspirées par les aquarelles de Jean Jacques Audubon, réalisées pour son livre Les oiseaux d'Amérique publié entre 1827 et 1838 : j'ai repris les silhouettes des oiseaux représentés ainsi que certains éléments de décor que j'ai alors utilisés afin de retravailler une composition pour une image en noir et blanc.
Les oiseaux que j'ai choisis de représenter sont soit des espèces éteintes, soit des espèces menacées : seule la silhouette noire est visible pour les premiers, tandis que les oiseaux menacés sont plus ou moins dessinés selon qu'ils sont plus en moins menacés. La silhouette noire pour les oiseaux disparus signifie qu'on ne les voit plus, la silhouette plus ou moins détaillée - c'est-à-dire comportant plus ou moins d'éléments de dessin, blancs sur fond noir - signifie on me voit encore mais peut être plus pour très longtemps. Noir sur blanc pour symboliser l'effacement par la masse.
C'est pourquoi j'ai choisi la technique de la gravure en taille d'épargne - en relief - pour réaliser mes images car pour faire apparaître le détail d'un oiseau, il me faut graver davantage la plaque, tout comme il faut focaliser notre regard sur ces oiseaux en train de disparaître.»
Les balanes, organismes vieux de plusieurs millions d'années, mises en regard de représentations d'oiseaux disparus ou menacés, offrent le contraste entre résistance et fragilité. Ce contraste est également illustré par les matériaux choisis : céramique et papier. Les teintes claires des balanes s'opposent alors au noir des oiseaux. Les balanes au sol semblent parfaitement s'approprier leur espace, tandis que l'accrochage en suspension permet de conserver une fragilité et une légèreté liées au papier mais également aux oiseaux représentés.

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